Le besoin de Héros

06 04 02 LLEH Le besoin de heros

Article de la LLEH du 02/04/2006

Divinités de la mythologie, ancêtres idéalisés ou figures légendaires de l’Histoire, les héros de notre imaginaire représentent une source d’inspiration fertile. Celle-ci nous invite au dépassement de nous-même. Le stimulus est puissant, indispensable peut-être. Dès lors, certains sociologues s’interrogent. Car, dans une époque où les références religieuses, le culte des morts et les connaissances historiques s’estompent, les nouveaux héros de la presse people remplacent peut-être les modèles exemplaires du passé. Le succès de certains magazines semble confirmer cette hypothèse. Aurions-nous besoin d’être fascinés par l’un ou l’autre personnage emblématique ? De nombreux psychologues pensent que oui. Et, selon une étude réalisée par Robert Deaner de l’université de Durham, nous partagerions cette propension avec nos cousins les singes. En effet, des macaques mâles adultes préfèrent se passer de nourriture plutôt que d’être privés de la possibilité de contempler des photographies des mâles dominants de leur groupe. En revanche, regarder les photos des mâles dominés ne les intéresse guère. L’attrait pour les stars de la horde se révèle donc une priorité. Et Deaner a montré que cette attirance est au moins aussi importante que l’intérêt manifesté pour les organes sexuels des femelles de l’espèce !

 

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Intuitions indiennes

06 03 03 LLEH Intuitions indiennes

Article de la LLEH du 03/03/2006

Doté d’un cerveau composé de deux hémisphères, chacun de nous appréhende la réalité de manières très différentes. Et pour cause : notre cerveau gauche est spécialisé dans l’analyse et les raisonnements logiques, il décrypte le monde dans ses moindres détails. Notre cerveau droit, de son côté, est capable de percevoir l’information d’une manière métaphorique et analogique, il crée des liens et développe une pensée intuitive et globale. Si le cerveau gauche était un mathématicien, le droit serait un poète. Raison ou intuition ? Analyse détaillée ou vision d’ensemble ? La réponse à cette question est souvent un choix culturel.

 

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Rire fait rire

05 12 03 LLEH Rire fait rire

Article de la LLEH du 03/12/2005

La Tanzanie s’appelait encore Tanganyika, lorsqu’en 1962, une étrange épidémie se déclara au sein d’un collège religieux pour jeunes filles. En quelques semaines, comme un feu se répand dans la brousse, des dizaines d’élèves furent prises d’accès de rire et d’agitation qui duraient quelques minutes ou plusieurs heures, se répétaient au cours de la journée, et persistaient parfois jusqu’à deux semaines d’affilée. Très vite, les portes de l’institution durent fermer et les jeunes filles furent renvoyées chez elles, propageant l’épidémie au sein de leur famille, de leur village et d’autres écoles de la région. Durant deux années et demi, 14 écoles furent contaminées par la vague des fous rire et seule la mise en quarantaine des villages infectés permit de mettre un terme à ce fléau comique. Aucune cause toxique ou physiologique n’a pu être mise en évidence. On en conclut que l’épidémie était d’origine psychologique, déclenchée par un phénomène de synchronisme social auquel l’être humain – animal social s’il en est – semble particulièrement sensible. « Riez et tout le monde rira avec vous », écrivait Ella Wheeler Wilcox. Comme les bâillements, les pleurs ou la toux, le rire se propage au sein des groupes humains dans une succession de réactions en chaîne, immédiates et incontrôlables.

 

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Je suis timide mais...

05 11 05 LLEH Je suis timide maisArticle de la LLEH du 05/11/2005

Manque de confiance en soi, peur de décevoir, sentiment d’être inintéressant, conviction de paraître ridicule. « S’il faut agir, je ne sais que faire; s’il faut parler, je ne sais que dire; si on me regarde, je suis décontenancé », écrivait Jean-Jacques Rousseau dans ses Confessions. « La timidité a été le fléau de toute ma vie », avouait Montesquieu dans Mes Pensées. Car la vie du timide est faite d’occasions manquées, d’isolement et de frustrations. La tentation d’éviter les situations embarrassantes est grande. Et la peur de rougir, une obsession. Ereutophobie, dit-on en langage savant. Le drame du timide est alors de voir ses prophéties se réaliser. Et pour cause : à force de redouter de trembler ou de rougir, il finit par provoquer les réactions du corps qui trahissent sa crainte et son malaise. Car le corps ne triche pas. La timidité est toujours l’occasion d’un stress intense : l’adrénaline coule à flot dans les artères, les battements du cœur s’accélèrent, les muscles se tendent, l’estomac se contracte, des gouttes de sueur perlent sur le front, les mains sont moites, les joues chauffent. L’organisme tout entier est en alerte. L’inconfort est maximal. Il y a une dizaine d’année, une enquête révélait que 60% des Français se considéraient timides. Parfois, le trouble tourne à la véritable phobie : terrorisé, l’individu annule ses rendez-vous, il ne répond pas au téléphone, il ne correspond que par e-mail et, s’il doit quand même affronter le regard de l’autre, il se donne du courage en consommant de l’alcool. Cette anxiété sociale toucherait 2 à 10% de la population.

 

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Les promesses de l'optimisme

05 10 01 LLEH Les promesses de l optimisme

Article de la LLEH du 01/10/2005

Martin Seligman est né pessismiste. C’est probablement la raison pour laquelle il passe sa vie à défendre les vertus de l’optimisme. Professeur de psychologie à l’Université de Pennsylvanie, cet homme au faciès arrondi de bonne humeur est devenu le chef de file d’un nouveau courant de la psychologie : la Psychologie Positive. Car, pour lui, « être psychologue représente bien davantage que soigner des maladies mentales. C’est aussi, et peut-être avant tout, aider les gens à sortir le meilleur d’eux-mêmes. » Longtemps, la psychologie ne s’est intéressée qu’aux émotions négatives. On savait que des sentiments comme la peur ou la colère permettent de déclencher les réflexes nécessaires à la survie. Le rôle des émotions positives était moins clair. À l’Université Cornell aux États-Unis, la psychologue Alice Eisen a demandé à des personnes de compléter des suites de mots par un mot en accord avec les précédents. Par exemple : nuit, marché et humour pouvaient être complétés par le mot noir. Invariablement, les personnes réussissaient le test avec plus de facilité si elles étaient de bonne humeur et capables d’optimisme. Une série d’autres tests confirment ces résultats : un état d’esprit positif améliore les capacités cognitives et stimule la créativité. Ainsi, les personnes d’humeur chagrine se concentrent sur des détails, alors que les gens joyeux tiennent compte de l’ensemble de l’information et sont prêts à remettre leurs croyances en question. Pour Barbara Fredrickson, directrice du laboratoire de recherche sur les émotions positives à l’Université du Michigan, le fait de pouvoir éprouver des sentiments positifs représente un avantage évolutif considérable. La démonstration est évidente : en augmentant les capacités d’imagination, une attitude optimiste permet d’inventer de nouvelles solutions, et, donc, aide à mieux résister face aux évènements traumatisants de l’existence. De plus, le fait de cultiver des émotions positives permet de se sentir mieux dans sa peau et, par conséquent, renforce les liens sociaux indispensables à la survie de l’individu.

 

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Le paradoxe de l'épicurien

05 09 03 LLEH Le paradoxe de l epicurienArticle de la LLEH du 03/09/2005

Une vaste enquête menée par le psychologue américain Mihaly Csikszentmihalyi, auprès d’une centaine d’hommes et de femmes, interrogés à différents moments de la journée durant une semaine, révèle que la plupart des gens éprouvent davantage d’expériences positives au travail que pendant les périodes de loisirs. On se serait attendu au contraire. Et pourtant : au travail, les sujets interrogés se déclarent stimulés par des défis, heureux, créatifs et joyeux; en revanche, durant leur temps libre, ils se sentent passifs, ils utilisent peu leurs capacités et ils sont insatisfaits. Plus étonnant encore : en dépit d’une plus grande satisfaction procurée par le travail que par les loisirs, la majorité des personnes de l’étude souhaitaient travailler moins et avoir plus de temps libre ! Comment expliquer ce paradoxe ? Sans doute par l’influence d’un stéréotype profondément ancré dans la conscience collective : le travail est une activité non désirable, à éviter. À part pour quelques « originaux » qui font du travail leur loisir préféré. Linus Pauling, par exemple, prix Nobel de chimie et de la paix, déclarait : « je peux tout aussi bien dire que j’ai travaillé sans arrêt toute ma vie ou que je n’ai jamais travaillé. » Autre explication à cette étrange attitude de rejet du travail par des gens satisfaits de travailler : la nécessité de récupérer. En effet, il n’est pas possible de maintenir une activité intense et une forte concentration sans s’arrêter

 

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Nourrir le corps et l'esprit

04 05 08 LLEH Nourrir le corps et l esprit

Article de la LLEH du 08/05/2004

L’Ayurveda est née en Inde il y a plus de cinq mille ans. Cette « Science de la Vie » constitue un ensemble de pratiques destinées à guérir l’individu dans sa globalité. Chaque être humain est considéré comme la combinaison unique de VATA, PI T TA et KA P H A, les trois énergies fondamentales (D O S H A S) qui animent le vivant. Selon la dominance de l’une des trois d’énergies, les individus présentent des caractéristiques morphologiques, physiologiques et psychologiques particulières. Kapha domine durant l’enfance, Pitta entre 20 et 50 ans, Vata après 60 ans. Un déséquilibre entre les trois énergies prédispose à des pathologies spécifiques.

L’alimentation favorise l’harmonie entre les trois doshas. Chaque saison étant dominée par l’une des trois énergies (Kapha au printemps, Pitta en été, Vata à l’automne et en hiver), il s’agira d’adapter son régime aux périodes de l’année.

 

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Sculpter notre cerveau

05 06 06 LLEH Sculpter notre cerveau

Article de la LLEH du 06/06/2005

Dix fois, cent fois, mille fois, Jean répète son geste. Infatigable, en bon golfeur, il sait qu’il n’y a pas d’autres moyens pour améliorer la performance. Il faut que son geste devienne automatique, fluide et précis à la fois. La victoire est à ce prix. Une heure, dix heures, cent heures, Isabelle joue et rejoue un concerto pour piano. Persévérante, cette musicienne ne rechigne devant aucun effort. Ses doigts doivent toucher l’ivoire à la vitesse de l’éclair, dans un enchaînement d’accords qui raviront l’oreille des mélomanes avertis. Nous le savons tous : apprendre nécessite un entraînement. Ce que nous ignorons peut-être c’est que celui-ci provoque de profondes modifications dans notre cerveau. Le cerveau : cent milliards de neurones, dix mille connexions par neurones, un million de milliards de connexions. Un immense réseau parcouru d’influx électriques à la vitesse vertigineuse de 300 kilomètres/heure. On le croyait figé, incapable de régénération ou de réorganisation. Depuis quelques années, on sait qu’il n’en est rien. Au contraire, cet amas de neurones est le siège de remaniements constants. Certaines connexions, peu utilisées, tendent à disparaître alors que d’autres, plus sollicitées, se renforcent. Des circuits neuronaux sont activés ou désactivés en fonction des nécessités. Il existe donc une véritable plasticité neuronale. Celle-ci est à la base des mécanismes du conditionnement, de la mémoire et de l’apprentissage. Elle sous-tend nos capacités d’adaptation.

 

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Changer c'est vivre

04 04 10 LLEH Changer c est vivreArticle de la LLEH du 10/04/2004

« Il était une fois un pianiste qui vendit son Steinway de concert et se mit à voyager à travers le monde avant d’ouvrir une galerie d’art contemporain. Après avoir sacrifié sa jeunesse à entraîner ses doigts sur le clavier, chaque soir, de ville en ville, il ravissait les oreilles et les cœurs de son public. Puis, un soir, alors qu’il était au sommet de son art, son désir de jouer le quitta. Grippes à répétitions, crampes et malaises divers trahirent une tension qu’il feignit d’ignorer. Jusqu’au jour où un accident de voiture le contraint à plusieurs mois d’immobilité. Il ressentit alors comme un soulagement. Une permission de s’écouter. Le conflit interne qui l’habitait n’était sans doute pas étranger à la survenue de son accident. De manière surprenante, il n’avait pas ressenti la moindre joie lorsque le chirurgien lui avait annoncé que ses mains avaient été épargnées. Il fallait bien qu’il se l’avoue : il souhaitait en finir avec la trahison de lui-même, il voulait voyager, connaître la liberté et laisser s’exprimer son être le plus profond. Remis de ses blessures, il se mit à parcourir le monde pour, un jour, s’installer, à Sienne, en Italie. Après des années de voyage au cœur de lui-même, il avait compris que, si l’art était indispensable à sa vie, il ne voulait pas « faire l’artiste ». Il souhaitait « être un artiste » et réaliser ce qu’il y a de plus noble et de plus douloureux pour un créateur : détruire les solutions trouvées pour en découvrir d’autres plus exigeantes. Le pianiste était devenu l’auteur de la plus magistrale des œuvres d’art : sa propre vie. »

 

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Respirez !

05 05 07 LLEH Respirez

Article de la LLEH du 07/05/2005

Quelle est votre définition du stress ? Le concept du stress a été introduit en médecine par un endocrinologue, Hans Seyle. Son travail remonte au premier tiers du 20e siècle. Le mot est un anglicisme, mais on y retrouve la racine du verbe latin stringere, « resserrer ». Le stress se manifeste chaque fois qu’une situation nous dépasse. On a le sentiment d’être à l’étroit, incapable de trouver une réponse appropriée, comme enfermé dans une impasse. Le resserrement est psychologique, mais aussi physique. Les muscles sont tendus, le corps est en alerte, nos systèmes de défense sont mobilisés.

 

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Corps et âme

04 03 06 LLEH Corps et ame

Article de la LLEH du 06/03/2004

C’est Wilhelm Reich qui le premier proposa de considérer le corps comme le résultat de notre évolution psychologique. Dans les années 40, son analyse des caractères corrélée avec ses observations des principaux types morphologiques crée une théorie originale. Élève de Reich, le médecin et psychanalyste américain Alexander Lowen compléta ses travaux et proposa une théorie psychosomatique basée sur les interactions entre l’énergie psychique et le corps. L’Analyse Bioénergétique de Lowen décrit cinq profils physiques en rapport avec cinq tendances psychologiques. Tout semble se passer comme si les expériences de notre vécu influençaient le développement neuro-musculaire de notre organisme. Ainsi, les émotions de notre passé sont inscrites dans les tensions de notre corps. Contractions, déviations, retraits et poussées influencent les lignes de notre anatomie et les contours de notre silhouette. Nos peurs et nos croyances se transmettant de génération en génération, nous héritons des traits de caractères et des particularités morphologiques de nos ancêtres. L’évolution de nos mentalités, les changements de notre perception du monde et de nous-mêmes conditionneraient donc des mutations morphologiques importantes et parfois rapides. C’est ce que les professionnels de l’industrie vestimentaire observent aujourd’hui : en une ou deux générations, non seulement
la taille moyenne mais aussi les proportions des hanches et des torses se sont considérablement modifiées.

 

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L'argent, miroir de nos peurs

05 04 02 LLEH L argent  miroir de nos peurs

Article de la LLEH du 02/04/2005

« Connais-toi toi-même, tu connaîtras les autres, les dieux et l’univers. » Serions-nous donc tous les mêmes ? Derrière leurs caractéristiques particulières, nos personnalités partageraient-elles des points communs à tous les humains ? C’est en tous les cas ce que de nombreux psychiatres, psychologues et psychothérapeutes découvrent au contact de ceux qui les consultent. Comme si les expériences de la vie, en apparence uniques et exceptionnelles, cachaient des traumatismes très semblables. Ainsi, les expériences difficiles de notre vie forment le creuset de notre personnalité. Nos stratégies de survie construisent notre individualité.

 

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La colère, rage de vie

03 11 29 LLEH La colere rage de vivre.jpgArticle de la LLEH du 29/11/2003

Les émotions, un atout Pourtant, au début des années 70, l’émergence de nouveaux paradigmes dément les théories rationalistes et déterministes. Les émotions se retrouvent alors au centre du concept d’une nature humaine informationnelle. Annoncée par Edgar Morin dans LE PARADIGME PERDU : LA NATURE HUMAINE, l’importance de notre dimension émotionnelle sera rapidement confirmée par les découvertes de la neurobiologie. Ainsi pour Antonio Damasio le constat est clair : ce qui perturbe les mécanismes cognitifs, ce n’est pas l’émotion, mais bien l’impossibilité d’en éprouver. Daniel Goleman le souligne dans L’INTELLIGENCE ÉMOTIONNELLE : « Si la violence des sentiments peut s’avérer catastrophique pour le raisonnement, leur méconnaissance peut être tout aussi désastreuse ». Abandonnant leur statut d’handicap, les émotions deviennent donc un atout. Bien plus, elles constituent la substance de notre identité humaine, la nature de notre âme, le moteur de notre existence.

 

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La santé sous influence

05 03 05 LLEH La sante sous influence

Article de la LLEH du 05/03/2005

On estime que 60 à 70% des patients répondent par un effet placebo à différents traitements. Certains pensent même que tout acte thérapeutique comporte un effet qui ne dépend pas spécifiquement du traitement mais plutôt de facteurs inhérents à la relation entre le thérapeute et le malade. Cependant ce qui marche dans un contexte culturel donné ne marchera pas forcément dans un autre. Les formules magiques des sorciers africains produiront peu d’effet sur un patient hospitalisé à New York ou à Bruxelles. Par contre, dans l’environnement thérapeutique occidental, le nombre de pilules prescrites, la taille des comprimés et leur couleur influence l’effet obtenu. Ainsi, la prise de deux comprimés d’un placebo est plus efficace que l’ingestion d’un seul. Les gélules et les capsules sont perçues comme plus bénéfiques que les comprimés. Les comprimés blancs, bleus et verts apaisent. Les jaunes, les rouges
et les oranges stimulent.

 

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Pour les hommes aussi...

03 09 27 LLEH Pour les hommes aussi

Article de la LLEH du 27/09/2003

Lorsqu’en 1902, Sigmund Freud crée la Société de psychanalyse, on était loin d’imaginer que l’ouverture des portes de l’inconscient déclencherait une véritable révolution dans la pensée occidentale. Un siècle plus tard, le langage psychologique fait partie intégrante de notre jargon quotidien. Les psychologues, psychiatres, psychanalystes et autres psychothérapeutes ont envahi les hôpitaux, les écoles, et même les entreprises où coatching et bilans de compétence sont devenus des outils au service de la renntabilité. Conférences, ateliers, séminaires, émission de télévision, livres et magazines consacrés à la psyché humaine prolifèrent d’une manière impressionnante. Initiée en Europe, cette révolution a mûri aux États-Unis où de nombreux thérapeutes trouvèrent asile durant la Seconde Guerre mondiale. Si l’Europe est longtemps restée fidèle aux préceptes de la psychanalyse, aux États-Unis de nombreux chercheurs se sont affranchis de l’orthodoxie freudienne et ont développé des approches très diverses. Ainsi, dans les années 60, l’intérêt pour les philosophies orientales, la libération féminine et la revalorisation du corps ont influencé un foisonnement d’idées novatrices. Les bases d’un changement culturel et sociétal très profond étaient posées. Aujourd’hui, on recense plus de 400 écoles et méthodes psy différentes. Le monde dans lequel nous vivons est devenu un immense laboratoire où l’on tente de redéfinir l’être humain et sa civilisation.

 

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L'instinct du risque

04 06 05 LLEH L instinct du risque

Article de la LLEH du 05/06/2004

Qui peut savoir avec certitude ce qui va se passer dans quelques minutes ? Depuis l’instant où nous nous réveillons le matin jusqu’au moment où nous nous couchons le soir, vivre comporte toujours une part d’incertitude. Et la nuit, lorsque nous dormons, qui peut savoir si le plafond de la chambre à coucher ne lui tombera pas sur la tête ? Vivre n’est donc jamais dénué de risque. Cette évidence pourrait nous faire frémir. Pourtant, souvent, nous provoquons des situations où le danger semble sciemment recherché. C’est alors que nous prenons des décisions sans en mesurer les conséquences. Nous fumons notre cigarette, nous traversons la rue sans regarder, nous roulons trop vite ou nous brûlons le feu orange. Comme si, à l’instar des petits enfants qui s’amusent à inventer des méchants loups, nous avions besoin de créer du risque afin de pouvoir l’assouvir d’une manière calculée et contrôlée.

 

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