« Accepter ne signifie pas se résigner »

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psycho bel_2011_fevrierArticle de Psychologie Magazine - Octobre 2013

Jean a quarante ans, sa femme l’a quitté ; il a beaucoup souffert de cette séparation et le stress a déclenché chez lui un eczéma extrêmement étendu. Progressivement, au cours de son travail psychologique, il a compris que cette épreuve constituait une occasion inespérée de guérir une profonde blessure d’abandon. Jean a donc fini par accepter la rupture mais, au lieu de la subir comme une victime, il a décidé de transformer son expérience douloureuse en une source de croissance personnelle. « Je n’en pouvais plus de me sentir impuissant face à une situation que je n’avais pas choisie, explique-t-il. J’ai décidé de reprendre ma vie en main et d’agir d’une manière constructive. » Aujourd’hui, Jean affirme que le départ de sa femme a été une chance. Il se sent plus fort, plus construit, plus rempli. « Pas rempli par les autres, précise-t-il. Rempli de moi-même ! » Son eczéma va beaucoup mieux. Cécile a trente-six ans, elle souffre d’une insuffisance rénale ; depuis trois ans, elle doit se soumettre à des dialyses régulières pour épurer son sang en attendant une hypothétique greffe de rein. Au début de nos rencontres, elle exprimait sa révolte face à la maladie, son sentiment d’injustice de devoir dépendre d’une machine pour survivre, son angoisse pour le futur, sa tristesse aussi. Puis, avec le temps, son discours a changé. « Je me suis mise à penser que la maladie et les contraintes de son traitement avaient du bon », dit-elle en souriant. Car, Cécile a appris à apprécier le moment présent.

 

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