Ne confondons pas la fragilité et la sensibilité

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Article de Psychologie Magazine - Octobre 2014

Il y a quelques années, l’une de mes amies, brillante avocate d’affaires, a fait ce que l’on appelle un burn-out. À l’époque, elle élevait seule ses deux enfants en culpabilisant de ne pas avoir suffisamment de temps à leur consacrer. Elle travaillait quinze heures par jour dans un cabinet juridique, où elle passait son temps à jouer des coudes pour gravir les échelons de la hiérarchie tout en se pliant à des règles de fonctionnement qui allaient à l’encontre de ses valeurs profondes. Elle a fini par craquer. Épuisée, découragée, accablée par un douloureux sentiment d’impuissance, elle ne voyait plus de sens à ce qu’elle faisait. Elle était désespérée. Après une brève hospitalisation, elle a entrepris une psychothérapie. Progressivement, elle a compris à quel point elle avait vécu à la superficie d’elle-même, déconnectée de ce qui lui était essentiel, aveuglée par ses croyances, dirigée par ses conditionnements, obnubilée par son exigence de performance, assoiffée de reconnaissance.

Elle s’est rendu compte de son incapacité à écouter l’inconfort émotionnel et les tensions corporelles qui l’alertaient de sa déconnexion. Elle a donc décidé de se faire masser le corps pour développer plus de sensibilité. Elle s’est mise à pratiquer le yoga pour apprendre à respirer de façon consciente. Et, tous les matins, elle s’est efforcée de consacrer un peu de temps à la méditation. Après quelques semaines de cet « entraînement », elle a commencé à respecter des besoins essentiels qu’elle avait négligés jusqu’alors : dormir suffisamment, manger sainement, prendre du temps pour tisser des liens satisfaisants avec les autres, ...

 

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