Le défi positif. Interview de Thierry Janssen au sujet de son nouveau livre

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Article du magazine Santé Intégrative - Décembre 2011

Après nous avoir raconté sa récente retraite en Egypte, l’auteur nous explique pourquoi il a appelé son livre Le défi positif, puis, il nous éclaire sur les les trois conceptions du bonheur. 

Alain Gourhant : Vous sortez d'une période de silence de plus de deux ans, que vous appelez une retraite. Que signifie ce mot "retraite" et que s'est-il passé pour vous pendant ces deux ans ?  

Thierry Janssen : En 2009, je me suis retrouvé dans une situation périlleuse, au sens où je suis tombé malade. Je me suis senti responsable de cette situation, car suite à la parution du livre La maladie a-t-elle un sens ?, j'ai répondu à de très nombreuses sollicitations. J'ai donné plus de 200 conférences dans 7 pays différents. J'étais épuisé. Or, plus j'avance, plus j'ai besoin de préserver un espace à l'intérieur de moi, un lieu de paix et de silence. Lorsque je n'y arrive pas, j'éprouve de l'agacement, je deviens irritable. En 2009, je ne vivais plus qu'à l'extérieur de moi, je suis tombé malade. Cela a commencé par une grippe que j'ai mal soignée puis, au mois de mars, l'infection virale s'est compliquée d'une paralysie faciale droite. J'ai tout d'abord cru à un accident vasculaire cérébral, j'ai eu très peur. Alors que j'étais hospitalisé à la Salpêtrière à Paris, sous hautes doses de cortisone, j'étais très fâché contre moi-même car j'avais fait exactement le contraire de ce que je recommande aux autres de faire. Je m'étais considéré au-dessus des lois du bon sens qui demandent de respecter les besoins essentiels. Il était temps que je consacre à nouveau du temps à mon travail intérieur. Il fallait que j'arrête de répondre à toutes les demandes de consultations, de conférences ou d'apparitions dans les médias. C'était mon "petit ego" qui m'avait entraîné dans cette spirale infernale. Or ce "petit ego" n'est qu'une réponse à la peur, la peur qu'on ne lise pas mes livres, la peur de ne pas obtenir suffisamment de reconnaissance, la peur de ne pas être aimé. Je pourrais bien entendu aussi dire que j'avais le souci de propager un message humaniste car rien n'est tout blanc ou tout noir. Néanmoins, au-delà de cette bonne intention, il y avait les peurs absurdes de cet ego tyrannique, capable de me mettre en danger. Lorsque je m'éloigne de mes besoins essentiels, j'ai l'habitude de me demander ce que j'aimerais faire, s'il me restait peu de temps à vivre.

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