Nous ne devrions pas juger nos émotions

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psycho bel_2011_fevrierArticle de Psychologie Magazine - Mars 2013

Lorsque j’ai commencé à m’intéresser au rôle des affects dans la santé, j’ai été étonné par le choix des adjectifs utilisés pour qualifier les émotions. Émotions positives, émotions négatives. Les mots « positif » et « négatif » ont une connotation subjective qui ne me paraissait pas appropriée pour décrire les phénomènes émotionnels d’un point de vue objectif et scientifique. Un ami psychologue m’a alors affirmé que ces adjectifs décrivaient les conséquences, heureuses ou malheureuses, des différentes émotions. Je lui fis remarquer que les émotions positives n’ont pas toujours des effets positifs. Des personnes trop enthousiastes peuvent se leurrer et prendre des risques inconsidérés qui mettent leur vie en danger. Certains malades trop confiants minimisent leurs symptômes, ne se reposent pas suffisamment, ne suivent pas sérieusement leur traitement et, du coup, réduisent leurs chances de guérir. De la même manière, les émotions négatives n’ont pas forcément des effets négatifs. Ainsi, par exemple, la peur provoquée par un événement vécu dans le moment présent permet d’éviter certains dangers. La colère exprimée de façon non agressive, dans l’affirmation de soi et la créativité, peut se révéler une formidable force de vie, notamment chez des personnes malades. Un autre ami, moine bouddhiste, m’expliqua qu’il valait mieux qualifier les émotions négatives de « destructrices ». Cet adjectif décrit effectivement une conséquence possible des émotions négatives.

 

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Thierry Janssen

Médecin et psychothérapeute

Chirurgien devenu psychothérapeute spécialisé dans l’accompagnement des patients atteints de maladies physiques, Thierry Janssen est l’auteur de plusieurs livres consacrés à une approche globale de l’être humain, au développement de ce que l’on appelle la « médecine intégrative » et à une vision plus spirituelle de la société (www.thierryjanssen.com). Il enseigne au Centre universitaire SigmundFreud, à Paris (www.sfu-paris.fr) et il est le fondateur de l’École de la présence thérapeutique, à Bruxelles (www.edlpt.com).

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Ouvrages

Le Travail d’une vie (2001), Vivre en paix (2008), La Solution intérieure (2011), La maladie a-t-elle un sens? (2010), Le Défi positif (2011), Confidences d’un homme en quête de cohérence (2012), tous réédités chez Marabout ou Pocket.