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Article de Psychologie Magazine France - Octobre 2011

Psychologies : Pourquoi nous sentons-nous stressés de façon permanente ?

Thierry Janssen : Nous avons construit notre société sur un mode hédoniste et matérialiste qui nous fait confondre bonheur avec jouissance et confort. Du coup, nous faisons tout pour éviter l’inconfort. Nous produisons et nous consommons beaucoup pour nous protéger, nous divertir et nous apaiser. Cela nous oblige à vivre dans une tension continue. D’autant plus qu’il existe un phénomène que l’on appelle l’« adaptation hédonique », en vertu duquel nous ne sommes jamais suffisamment rassasiés. Le cercle est vicieux. Habitués au confort, nous supportons de moins en moins les contrariétés. Nous nous croyons tout-puissants et nous sommes prêts à tout pour l’être. Le prix que nous payons est ce stress chronique que nous éprouvons.


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Article de Psychologie Magazine Belgique - Septembre 2011

Psychologies : Vous avez fait le choix in extremis de ne pas publier votre avant dernier livre écrit sur le thème de la cohérence…par souci de cohérence. En quoi a-t-il inspiré votre nouvel opus ? 

Thierry Janssen : J’ai nourri Le Défi positif, non pas du propos, mais de l’intention de mon livre sur la cohérence. Un ouvrage que j’ai abandonné sur une clé USB, glissée dans une anfractuosité rocheuse de la Vallée des Rois, en Égypte (Rires). Quand j’ai décidé de ne pas le publier, j’ai cru que je n’écrirais plus. Puis le désir est revenu. A posteriori, je me rends compte que j’avais brûlé une étape. Je n’avais pas été cohérent par rapport à mon projet de départ qui était d’écrire une trilogie à propos de la médecine, de la maladie et de la bonne santé.

 

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Article de Psychologie Magazine - Avril 2015

atteinte d’un cancer du sein. Malgré les meilleurs traitements, la maladie s’est étendue aux os et aux poumons. Dès lors, Florence se soumet régulièrement à des tests sanguins et à des examens radiologiques qui permettent de suivre l’évolution des métastases et,  dans la foulée, d’adapter les traitements destinés à ralentir leur progression.

Un jour, elle m’appelle, très angoissée. « Ces tests et ces traitements ont certainement contribué à me maintenir en vie, me dit-elle. Pourtant, je voudrais arrêter de me faire suivre de façon aussi régulière car, chaque fois que la date des examens médicaux approche, je vis un enfer. Et l’attente des résultats est encore pire. J’ai alors l’impression que la vie me quitte, je ressens un grand vide dans mon corps ; la joie et l’enthousiasme qui m’aident à tenir le coup disparaissent ; je rumine des idées noires, j’imagine le pire et j’ai très peur. Je suis convaincue que tout ce stress n’est pas bon pour ma santé ! » En écoutant le désarroi de Florence, je me rappelle celui que j’ai éprouvé, il y a une quinzaine d’années, pendant que j’atten dais le résultat d’un test de dépistage du VIH. J’avais alors été stupéfait de constater comment, en quelques heures, parce que je m’étais imaginé que ce test serait positif, j’étais passé d’un état de pleine forme physique et psychique à un état d’anxiété extrême, puis de dépression. J’avais, moi aussi, eu l’impression que la vie me quittait.

 

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Article de Psychologie Magazine - Mai 2015

Il y a quelques semaines, une dame me dit qu’elle est à la recherche d’un spécialiste de la médecine des émotions. Deux jours plus tard, j’entends un psychiatre parler de la nécessité de bien gérer les émotions. Et, ce matin, je lis un article sur les nouvelles thérapies des émotions. Mais d’où vient cette idée qu’il faut soigner les émotions ? Éprouver des émotions serait-il le signe d’une pathologie ? « Gérer », « traiter », « guérir » sont-ils des mots appropriés pour parler de la bonne attitude à adopter face à nos émotions ? Je pense que non.

Le concept d’une « médecine des émotions » me paraît révéler une profonde méconnaissance à propos de ce qu’elles sont et, surtout, de ce que nous pouvons en faire. Il faut dire que nous sommes les héritiers d’une culture qui a longtemps diabolisé les phénomènes émotionnels, considérant que ceux-ci perturbaient la sacro-sainte rationalité. Des générations avant nous ont tenté de les maîtriser, de les refouler, voire de les nier. Puis des chercheurs comme Antonio Damasio ont montré que, sans elles, il ne pouvait pas y avoir de véritable rationalité. Car nos émotions sont de l’information ; elles nous renseignent sur la qualité de nos expériences. Elles sont agréables (joie, enthousiasme) quand ce que nous percevons ou ce que nous pensons est bon pour nous. Elles sont désagréables (peur, colère, tristesse) dans le cas contraire. Chacune de nos perceptions génère une émotion qui devient un sentiment qui alimente nos pensées. Et, en retour, chacune de nos pensées génère une émotion qui se manifeste dans notre corps et donne lieu à une perception.

 

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Article de Psychologie Magazine - Mars 2015

L’information n’est pas passée inaperçue dans la presse internationale : au mois de novembre dernier, le nouveau Premier ministre indien, Narendra Modi, a annoncé la création d’un ministère consacré aux médecines et pratiques traditionnelles telles que l’ayurvéda, le yoga, l’unani, le siddha et l’homéopathie. Certains journalistes occidentaux y ont vu une tentative des nationalistes hindous – dont fait partie Modi – de favoriser la culture dominante face à la minorité musulmane. D’autres ont suspecté une volonté de prosélytisme de la part d’un Premier ministre fervent pratiquant du yoga. Il est vrai que, deux mois auparavant, l’homme avait demandé à l’ONU d’envisager l’instauration d’une journée mondiale du yoga. Une proposition qui, entre-temps, a reçu le soutien de l’Union européenne par la voix de son président. Toutefois, il me semble que parler de favoritisme, de volonté d’hégémonie ou de prosélytisme ne rend pas objectivement compte de la situation.


En effet, s’il est vrai que le yoga et la médecine ayurvédique sont très liés à la religion hindouiste, dont se réclament 80 % des Indiens, ce n’est absolument pas le cas des autres médecines incluses dans le nouveau ministère. L’unani est une médecine préventive et curative très populaire, héritée de la Grèce antique, développée par les Arabes et importée en Inde par les Perses. Le siddha est une médecine plusieurs fois millénaire apparue bien avant l’hindouisme et toujours pratiquée, notamment dans l’État du Tamil Nadu.

 

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Thierry Janssen

Médecin et psychothérapeute

Chirurgien devenu psychothérapeute spécialisé dans l’accompagnement des patients atteints de maladies physiques, Thierry Janssen est l’auteur de plusieurs livres consacrés à une approche globale de l’être humain, au développement de ce que l’on appelle la « médecine intégrative » et à une vision plus spirituelle de la société (www.thierryjanssen.com). Il enseigne au Centre universitaire SigmundFreud, à Paris (www.sfu-paris.fr) et il est le fondateur de l’École de la présence thérapeutique, à Bruxelles (www.edlpt.com).

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Ouvrages

Le Travail d’une vie (2001), Vivre en paix (2008), La Solution intérieure (2011), La maladie a-t-elle un sens? (2010), Le Défi positif (2011), Confidences d’un homme en quête de cohérence (2012), tous réédités chez Marabout ou Pocket.