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Article de Psychologie Magazine - Février 2015

Consternation, incrédulité, colère, peur, dégoût, tristesse. Envie de vomir, de pleurer, de fuir. Envie de tuer. Voilà les états d’âme et d’esprit par lesquels, comme beaucoup sans doute, je suis passé, en apprenant la barbarie qui s’est produite le 7 janvier, à Paris. Et puis je me suis demandé comment de jeunes hommes éduqués au sein d’une nation civilisée comme la France avaient pu en arriver à cette horreur. Comment des enfants qui ont grandi dans un pays de liberté avaient pu commettre une telle atrocité et détruire les fondements mêmes de ce qui leur avait permis d’exister. Bien sûr, les intégristes de tous bords sont capables des pires endoctrinements. Bien sûr, la haine qu’ils encouragent plonge ses racines dans la vase de certaines humiliations du passé. Bien sûr, on peut expliquer la violence qu’ils propagent comme une réponse à des injustices réelles ou fantasmées. Mais cela n’explique pas tout. Les causes de la détestation d’autrui sont multiples. Pourtant, elles ont un antidote simple et universel : l’amour. L’Amour avec un A majuscule : l’acceptation inconditionnelle de soi et des autres.

Pour être capable d’un tel amour, il faut se connaître de l’intérieur, puis s’ouvrir aux autres, découvrir que l’on n’est pas fondamentalement différent d’eux ; et prendre conscience que l’on a tous les mêmes besoins essentiels d’être aimés, de se sentir en sécurité et de vivre apaisés. Cela suppose de ne pas tomber dans le piège des théories que l’on invente pour justifier le désir de se démarquer, de tirer un avantage et de dominer. Nous devrions nous méfier de nos théories.

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Article de Psychologie Magazine - Janvier 2015

Camille a 17 ans. Depuis deux semaines, elle n’arrête pas de pleurer. Elle ne parvient plus à dormir. Elle est incapable d’étudier. À plusieurs reprises, elle s’est évanouie, faisant ce que l’on appelle une syncope vagale. Ses parents – des amis – ne savent pas comment réagir face à la détresse de leur fille. Ils précisent lui avoir dit qu’elle devait se détendre. « Sois zen, ma chérie ! » Je leur propose de rencontrer Camille. Un rendez-vous est pris dans un bar où la jeune fille a ses habitudes. « Plus mes parents me disent de me détendre, plus je suis angoissée car je n’y parviens pas », m’expliquet‑elle. De retour chez moi, j’appelle mes amis.

Ceux-ci m’affirment qu’ils n’ont aucunement l’intention de mettre la pression sur leur fille : « Nous l’avons toujours laissée faire ce qu’elle voulait ! » Ce que Camille veut, c’est être la meilleure, réussir brillamment son bac et passer le concours d’entrée d’une grande école. Elle est prête à tous les sacrifices pour parvenir à obtenir, un jour, un haut poste dans la fonction publique ou la finance.

En écoutant Camille me raconter son plan de vie, j’ai l’impression d’entendre parler ses parents. Cette façon de valoriser la performance intellectuelle. Cette conviction que le bonheur passe par la reconnaissance sociale. Cette fascination pour la réussite matérielle. Tout y est. Camille me paraît parfaitement endoctrinée. Pourtant, enfant, elle passait son temps à dessiner et à danser. J’imaginais alors qu’elle choisirait une voie artistique. « Je ne danse plus, je ne dessine plus. Je n’ai plus de temps pour cela », constate-t-elle.

 

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Article de Psychologie Magazine - Novembre 2014

Le 28 juin dernier, vingt-sept ans après avoir obtenu mon diplôme de médecin, j’étais invité par le doyen de la faculté de médecine de l’université de Louvain, où j’ai fait mes études, à prendre la parole devant les trois cents diplômés de l’année 2014, leurs familles et l’ensemble de leurs professeurs. C’était merveilleux de contempler mes jeunes confrères, les yeux brillants de joie et de fierté.

Je leur ai dit que le métier qu’ils ont choisi constitue une fonction sacrée dans le sens où il touche à la vie dans ce qu’elle a de plus sensible, de plus vrai, de plus cru et, souvent, de plus cruel ; qu’approcher autrui dans l’intimité de ses doutes, de ses angoisses et de sa souffrance est un privilège ; que cela demande beaucoup d’empathie et d’humilité ; qu’il faut apprivoiser ses propres peurs de la maladie et de la mort, pour ne pas tomber dans le piège de la volonté de toute-puissance ; que l’on ne soigne pas des maladies mais des malades – des êtres multidimensionnels qui perçoivent des sensations, éprouvent des émotions, ont des pensées, des espoirs et des convictions ; que notre compréhension scientifique de la réalité privilégie l’identification des détails au détriment d’une vision de la globalité ; que cela nous fait ignorer la complexité des liens qui existent entre les différents éléments de notre analyse ; que le peu d’importance accordée à ces liens est à l’origine des grandes crises qui se profilent à l’horizon de notre civilisation ;



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Article de Psychologie Magazine - Décembre 2014

Depuis quelques semaines, une pétition circule sur Internet afin de s’opposer au projet de rendre obligatoire le vaccin contre le papillomavirus (HPV) pour toutes les filles et tous les garçons, dès l’âge de 9 ans1. De nombreuses mères de famille s’interrogent. Doivent-elles faire vacciner leurs enfants ? Devraient-elles l’envisager pour elles-mêmes ? Les partisans de la vaccination anti-HPV pour tous les enfants avant la puberté insistent sur le fait que le virus est sexuellement transmissible, qu’il infecte plus de 80 % des femmes et que sa responsabilité est démontrée dans l’apparition du cancer du col de l’utérus – environ trois mille nouveaux cas et mille décès par an, en France. Ils diffusent des messages de sensibilisation qui laissent croire que la vaccination assure une protection totale contre le virus, donc contre le cancer. Et ils recommandent de vacciner les filles et les garçons avant tout rapport sexuel, car le vaccin ne protégerait plus aussi bien contre la maladie une fois l’infection installée.

Les adversaires de la vaccination obligatoire réfutent cette argumentation en rappelant que 90 % des femmes infectées par le HPV guérissent spontanément et que, parmi les 10 % chez lesquelles l’infection perdure, les lésions précancéreuses qui peuvent apparaître au niveau du col utérin régressent de façon spontanée dans 30 à 60 % des cas. Ils rappellent également que les lésions persistantes peuvent être détectées par un frottis vaginal qu’il est recommandé d’effectuer au moins une fois tous les deux ans, que ce dépistage permet un traitement précoce des lésions et une prévention efficace du cancer, ...

 

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Article de Psychologie Magazine - Octobre 2014

Il y a quelques années, l’une de mes amies, brillante avocate d’affaires, a fait ce que l’on appelle un burn-out. À l’époque, elle élevait seule ses deux enfants en culpabilisant de ne pas avoir suffisamment de temps à leur consacrer. Elle travaillait quinze heures par jour dans un cabinet juridique, où elle passait son temps à jouer des coudes pour gravir les échelons de la hiérarchie tout en se pliant à des règles de fonctionnement qui allaient à l’encontre de ses valeurs profondes. Elle a fini par craquer. Épuisée, découragée, accablée par un douloureux sentiment d’impuissance, elle ne voyait plus de sens à ce qu’elle faisait. Elle était désespérée. Après une brève hospitalisation, elle a entrepris une psychothérapie. Progressivement, elle a compris à quel point elle avait vécu à la superficie d’elle-même, déconnectée de ce qui lui était essentiel, aveuglée par ses croyances, dirigée par ses conditionnements, obnubilée par son exigence de performance, assoiffée de reconnaissance.

Elle s’est rendu compte de son incapacité à écouter l’inconfort émotionnel et les tensions corporelles qui l’alertaient de sa déconnexion. Elle a donc décidé de se faire masser le corps pour développer plus de sensibilité. Elle s’est mise à pratiquer le yoga pour apprendre à respirer de façon consciente. Et, tous les matins, elle s’est efforcée de consacrer un peu de temps à la méditation. Après quelques semaines de cet « entraînement », elle a commencé à respecter des besoins essentiels qu’elle avait négligés jusqu’alors : dormir suffisamment, manger sainement, prendre du temps pour tisser des liens satisfaisants avec les autres, ...

 

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Thierry Janssen

Médecin et psychothérapeute

Chirurgien devenu psychothérapeute spécialisé dans l’accompagnement des patients atteints de maladies physiques, Thierry Janssen est l’auteur de plusieurs livres consacrés à une approche globale de l’être humain, au développement de ce que l’on appelle la « médecine intégrative » et à une vision plus spirituelle de la société (www.thierryjanssen.com). Il enseigne au Centre universitaire SigmundFreud, à Paris (www.sfu-paris.fr) et il est le fondateur de l’École de la présence thérapeutique, à Bruxelles (www.edlpt.com).

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Ouvrages

Le Travail d’une vie (2001), Vivre en paix (2008), La Solution intérieure (2011), La maladie a-t-elle un sens? (2010), Le Défi positif (2011), Confidences d’un homme en quête de cohérence (2012), tous réédités chez Marabout ou Pocket.