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psycho bel_2011_fevrierArticle de Psychologie Magazine - Septembre 2013

Maria à quarante-trois ans. Divorcée, mère de deux adolescents, elle a dû fuir son pays ravagé par la guerre civile. Depuis, elle vit en Belgique où son diplôme de dentiste n’est pas reconnu. « Je ne peux donc pas exercer la profession pour laquelle j’ai été formée », explique-t-elle. Obligée de travailler pour nourrir et éduquer ses enfants, elle a été engagée comme technicienne de surface pour nettoyer des bureaux, la nuit, dans les tours du Quartier Nord à Bruxelles. « Dit plus simplement, je travaille comme femme de ménage », commente-t-elle avec humour. Je connais Maria depuis cinq ans ; je ne l’ai jamais vue de mauvaise humeur. Nous nous sommes rencontrés à ma consultation car un cancer du sein l’avait incitée à entamer une psychothérapie. Non pas qu’elle se sentait « malade » mais, simplement, elle désirait regarder en face de vieilles blessures psychologiques, les nommer, les apprivoiser et même s’en débarrasser. « Je suis convaincue que cela m’aidera à guérir ce cancer », m’avait-elle annoncé d’emblée. Son cancer est à présent guéri cependant Maria continue à fréquenter ma consultation. C’est pour elle l’occasion de se poser, de revenir à elle et de se ressourcer. Car son travail de nuit combiné à l’éducation de deux adolescents est éprouvant. Certains jours, je lui trouve le teint pâle, la mine fatiguée. Elle m’avoue être épuisée mais cela ne l’empêche pas de sourire. Même lorsqu’elle a appris que l’entreprise pour laquelle elle travaille risquait de la licencier.

 

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psycho bel_2011_fevrierArticle de Psychologie Magazine - Juillet-Août 2013

Il était une fois un vieux sultan qui, pressentant la mort approcher, réclama son fils à son chevet afin de lui léguer ce qu’il avait de plus précieux : un bel anneau d’or surmonté d’une volumineuse pierre bleue sous laquelle on pouvait dissimuler une mèche de cheveux, le souvenir d’un être aimé ou du poison destiné à tuer un ennemi. « Tu vois cette bague, dit le sultan, à l’intérieur tu trouveras la solution au pire des problèmes de l’existence. Passe-la à ton doigt et prometsmoi de ne l’ouvrir qu’au moment où tu n’auras pas d’autre choix, car la solution magique qu’elle contient ne te servira qu’une seule fois. » À peine eut-il prononcé ces mots, le vieux sultan rendit son dernier soupir. Quelques années plus tard, le nouveau sultan régnait sur un royaume prospère et en paix. La favorite de ses épouses s’apprêtait à donner naissance à un fils, un héritier pour le trône. Malheureusement, la jeune femme mourut en couches. Désespéré, le monarque resta prostré au fond de ses appartements durant de nombreuses semaines. Il refusait de s’alimenter et plusieurs fois il pensa à se donner la mort.

 

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psycho bel_2011_fevrierArticle de Psychologie Magazine - Mai 2013

L’autre jour, dans le métro parisien, j’ai surpris une conversation entre deux jeunes femmes. Vous allez me dire que cela ne se fait pas. Je le sais mais n’ai pas pu résister car le débat qu’elles avaient engagé était passionnant. Je vous raconte (en prenant soin de changer les prénoms de ces deux personnes ; discrétion oblige, bien sûr). Sandra et Noémie étaient donc en train de discuter à propos d’un appel téléphonique que Noémie aurait dû faire à son petit ami avec lequel elle s’était disputée la veille au soir. « Je ne l’appellerai pas, déclara-t-elle énervée. De toute façon, cela ne servirait à rien car il ne voudrait pas m’écouter. Et puis, même si il m’écoutait, il ne comprendrait pas ce que j’ai à lui dire. C’est un con, un point c’est tout. Je ne veux plus jamais entendre parler de lui ! » Habitué à scruter le regard d’autrui lors de mes consultations, j’avais beaucoup de mal à croire le discours de Noémie. Sandra partageait mon avis. « Je ne te crois pas, tu crèves d’envie de l’appeler mais tu n’oses pas. Voilà la vérité ! », dit-elle à son amie de plus en plus courroucée. Sandra avait raison : Noémie avait peur d’appeler son petit ami. Car elle craignait qu’il ne l’écoute pas ou, bien pire, qu’il ne comprenne pas ce qu’elle avait à lui dire.

 

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psycho bel_2011_fevrierArticle de Psychologie Magazine - Juin 2013

Depuis une dizaine d’années j’accompagne psychologiquement des malades atteints de pathologies physiques. La plupart du temps, il s’agit de maladies chroniques dont un bon nombre sont des cancers. Car, pour beaucoup de gens, le cancer est une maladie qui se prolonge à travers de multiples traitements, des récidives ou, en cas de rémission, des contrôles réguliers sur le long terme. Certains de ces patients guérissent, d’autres pas. Mais, tous, ils se battent avec l’espoir d’aller mieux et de s’en sortir. Je rencontre alors des personnes qui recourent exclusivement aux traitements de la médecine dite « conventionnelle », d’autres qui choisissent de se soigner en plus à l’aide de traitements complémentaires proposés par des médecines « non conventionnelles », et d’autres encore qui refusent les remèdes de la médecine conventionnelle et préfèrent ne s’en tenir qu’à des soins non conventionnels. Curieusement, j’observe des guérisons et des échecs thérapeutiques dans les trois catégories de patients. Et ce pour des cancers de même nature, au même stade d’avancement et avec le même degré d’agressivité. On est donc en devoir de se demander ce qui aide vraiment les malades à guérir.

 

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psycho bel_2011_fevrierArticle de Psychologie Magazine - Avril 2013

Avril est le mois de mon anniversaire. J’ai pris l’habitude de le consacrer à des projets qui me tiennent à coeur. Ainsi, chaque année, à la même période, je me libère de mes obligations afin de pouvoir faire ce qui me plaît véritablement. Je lis, j’écris, je voyage, je partage. Je danse, je ris, je respire. Et, détail très important, je me permets d’en éprouver du plaisir sans culpabiliser, en goûtant pleinement la joie d’être ce que je suis, tout simplement. Un de mes amis m’a dit qu’il fallait certainement beaucoup d’estime de soi pour se permettre une telle liberté. Je ne pense pas que cela soit exact. Ce qu’il faut c’est plutôt de la compassion pour soi-même. La nuance est importante. L’estime de soi est le résultat d’une auto-évaluation et, souvent, d’une comparaison avec les autres. Elle se construit sur l’accomplissement de certains objectifs que l’on s’était fixés. Elle se nourrit des performances qui révèlent nos compétences et renforcent notre confiance en nous-même. La compassion pour soi, quant à elle, ne réclame ni accomplissement ni performance. Elle n’est le résultat d’aucune comparaison avec autrui. Au contraire.

 

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Thierry Janssen

Médecin et psychothérapeute

Chirurgien devenu psychothérapeute spécialisé dans l’accompagnement des patients atteints de maladies physiques, Thierry Janssen est l’auteur de plusieurs livres consacrés à une approche globale de l’être humain, au développement de ce que l’on appelle la « médecine intégrative » et à une vision plus spirituelle de la société (www.thierryjanssen.com). Il enseigne au Centre universitaire SigmundFreud, à Paris (www.sfu-paris.fr) et il est le fondateur de l’École de la présence thérapeutique, à Bruxelles (www.edlpt.com).

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Ouvrages

Le Travail d’une vie (2001), Vivre en paix (2008), La Solution intérieure (2011), La maladie a-t-elle un sens? (2010), Le Défi positif (2011), Confidences d’un homme en quête de cohérence (2012), tous réédités chez Marabout ou Pocket.