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    psycho bel_2011_juilletArticle de Psychologie Magazine - Juillet 2011

    C'est l'été, nous allons enfin pouvoir nous reposer. Le temps est venu de prendre des vacances. Chaque année, des millions de gens répètent ce rituel sans la moindre hésitation. Car la plupart d'entre nous en sommes convaincus : les beaux jours sont faits pour être chômés. Pourtant, d'après les chronobiologistes qui étudient l'évolution des rythmes de notre corps, il semble que nous nous trompions. Pour eux, l'été est la meilleure saison, non pas pour se reposer, mais pour travailler ! Et pour cause : les beaux jours apportent des fruits et de légumes gorgés de soleil, de la lumière, des vitamines, et tout ce qu'il faut pour stimuler notre organisme. Nous sommes alors en pleine forme, débordant d'énergie pour accomplir les plus lourdes tâches. L'hiver, en revanche, notre alimentation est carencée, nous manquons de lumière, nos défenses immunitaires sont moins performantes, l'activité de nos organes ralentit, notre corps est fragilisé, nous sommes plus sensibles aux infections.

     

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    psycho bel_2011_juinArticle de Psychologie Magazine - Juin 2011

    Qui n’a pas remis à plus tard une tâche contraignante, préférant faire autre chose que ce qui devrait être fait ? Personnellement, cela m’arrive fréquemment, notamment lorsque je « dois » rédiger une chronique pour Psychologies Magazine. Je perds alors beaucoup de temps à surfer sur internet, je trouve toutes sortes de prétextes pour quitter mon bureau, j’en arrive même à rentrer chez moi ou bien à faire des courses qui auraient pu attendre la fin de mon travail. N’importe quelle excuse est bonne pour éviter de me mettre à l’ouvrage. En fait, beaucoup de gens reportent sans cesse le moment de commencer leur travail, ils se distraient en s’engageant dans de multiples activités. Malheureusement, ils n’en profitent pas vraiment car, au fond d’eux, ils savent qu’ils devraient être en train de travailler. Ils ne s’investissent pas complètement dans ce qu’ils font, leur énergie est bloquée par leur propre résistance et leurs atermoiements finissent par les épuiser.

     

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    psycho bel_2011_maiArticle de Psychologie Magazine - Mai 2011

    La terre tremble au Japon, un tsunami ravage un pays, une centrale nucléaire laisse échapper des éléments radioactifs, l'air, l'eau et la terre sont contaminés par une pollution hautement toxique et totalement invisible. Des hommes et des femmes trouvent refuge dans des abris de fortune et tentent de survivre à l'horreur. Les morts sont enfouis sous les décombres, le chagrin est immense, le deuil impossible. Le peuple gronde en Tunisie, la foule exprime sa colère au Caire, un peu partout dans le monde arabe, des voix s'élèvent pour réclamer plus de justice, de liberté et de paix. Les chefs d'états font semblant de ne pas entendre ces revendications, ils minimisent la situation, ils diabolisent les insurgés et finissent par utiliser la violence pour les réduire au silence. Des bombes s'abattent sur les Libyens, une répression sanglante est menée contre les Syriens. L'avenir est incertain.

     

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    psycho bel_2011_avrilArticle de Psychologie Magazine - Avril 2011 

    Il y a quelques mois, un confrère médecin m’invita à devenir le président d’une société de « médecine anti-âge ». Parce que, d’après lui, je défendais des idées en résonance avec les principes de cette discipline qui combat les effets de la vieillesse. Sur le moment, j’ai cru à un canular car quiconque a lu mes ouvrages sait que ma pensée est à l’opposé de celle qui génère des stratégies « anti-âge ». Cependant, mon interlocuteur insista en disant que mon livre La solution intérieure s’inscrivait parfaitement dans la lutte qu’il menait contre les effets du temps. Cela me rappela une conversation, quinze ans auparavant, avec le responsable d’une compagnie pharmaceutique qui essayait de me convaincre du fait que la vieillesse était une « horrible maladie » contre laquelle la médecine devait se battre à tout prix.

     

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    psycho bel_2011_marsArticle de Psychologie Magazine - Mars 2011

    Il y a exactement un an, je vivais au milieu de la campagne égyptienne, sur la rive ouest du Nil, à une centaine de mètres du temple de Médinet Habu, aux pieds de la montagne thébaine, non loin d'un canyon où furent inhumées quelquesunes des plus grandes reines de la civilisation pharaonique, à quelques pas des ruines d'un village jadis peuplé par les ouvriers et les artisans qui ont creusé et décoré les tombes de la Vallée des rois. Je réalisais un rêve d'enfance, au cours d'une retraite de plusieurs mois consacrée à la méditation et à l'écriture, dans le souci de poursuivre le « travail intérieur » que j'avais un peu délaissé ces dernières années au profit d'un trop grand nombre de conférences et de consultations. L'Égypte est une passion, une civilisation qui m'a fasciné dès l'âge de cinq ans, un pays que j'ai appris à connaître à l'occasion de fréquents séjours – une quinzaine en trente ans.

     

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    psycho bel_2011_fevrierArticle de Psychologie Magazine - Février 2011

    Récemment, une dame bien intentionnée m'a recommandé de lire les ouvrages de Lobsang Rampa car, me dit-elle, ils permettent de découvrir le chemin qui mène à l'éveil. Je lui répondis que ceux-ci avaient enchanté mon adolescence, il y a plus de trente ans. Le troisième oeil, tout d'abord, paru en 1956, qui est encore, de nos jours, un succès de librairie, où l'auteur raconte son enfance dans une lamaserie tibétaine, initié et « éveillé » afin de « voir les gens tels qu'ils sont et non plus comme ils font semblant d'être ». Le Lama médecin, ensuite, où le jeune Lobsang quitte le Tibet pour étudier la médecine en Chine, apprend à piloter des avions, s'engage dans l'armée, est fait prisonnier par les Japonais et finit par s'évader.

     

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    psycho bel_2011_janvierArticle de Psychologie Magazine - Janvier 2011

    Voici donc arrivé le début d'une nouvelle année. C'est le moment de se souhaiter plein de bonnes choses. Je ne me déroberai pas à la tradition. Je vous souhaite donc une bonne vie, une belle vie. Oui, vous avez bien lu : je ne vous parle pas de bonne santé. Tout simplement parce que je rencontre tous les jours des malades qui, malgré leurs souffrances et leurs difficultés, me disent qu'ils ont une bonne et une belle vie. Je ne vous parle pas non plus d'une heureuse année. Car, le bonheur ne tombe pas du ciel, il dépend souvent de la manière dont nous jugeons les évènements de notre vie. Il dépend surtout de la façon dont nous vivons notre existence. Les anciens Grecs avaient un très joli mot pour parler du bonheur : l'eudaimonia – de eu (qui signifie « bon ») et daimon (à l'époque on croyait que chacun portait en lui une sorte de « génie personnel intérieur », intermédiaire entre les dieux et les mortels, qui inspirait les jugements et les actions).

     

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  • psycho bel_2010_decembre

    Article de Psychologie Magazine Belgique - Décembre 2010

    L'hiver approche et, avec lui, une kyrielle de maladies. Le temps est venu de se protéger, nous dit-on. D'autant plus que nous vivons une époque dangereuse. Nos maisons sont envahies par des microbes en tous genres. Il faut donc nous laver les mains, souvent ; éviter les contacts, désinfecter tout ce que nous touchons, purifier l'air que nous respirons, porter un masque. Et, si ces précautions ne suffisent pas, nous pouvons nous faire vacciner ou prendre des antibiotiques, à titre préventif bien sûr.

     

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  • psycho bel_2010_novembre

    Article de Psychologie Magazine Belgique - Novembre 2010

    Il est une croyance largement répandue selon laquelle nous serions plus heureux si nous pouvions travailler moins. Comme vous, sans doute, il m'arrive de penser que ma vie serait plus satisfaisante si j'avais davantage de loisirs. Et, pourtant, il semble que cela ne soit pas vrai. C'est ce que révèle une vaste enquête réalisée par le psychologue américain Mihaly Csikzentmihalyi. Car il ne faut pas confondre la satisfaction que nous éprouvons quand nous considérons les événements de notre vie avec recul et le réel contentement que nous ressentons lorsque nous sommes dans le feu de l'action. Pour éviter le biais des interprétations a posteriori, Csikzentmihalyi a demandé à des personnes de porter sur elles un petit boîtier électronique qui les obligeait à quantifier leur niveau de satisfaction et de bien-être, plusieurs fois au cours de la journée, en précisant si elles étaient en train de travailler ou, au contraire, de profiter d'un moment de loisir.

     

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  • psycho bel_2010_octobre

    Article de Psychologie Magazine Belgique - Octobre 2010

    Acquérir une voiture, commander un canapé, essayer une paire de chaussures, acheter un vêtement, pour certaines personnes il s'agit d'un exercice difficile. Elles doutent, elles hésitent, elles voudraient être assurées de faire le bon choix, ce qu'elles considèrent être le meilleur choix. Longtemps, j'ai fait partie de ces gens torturés, en quête d'excellence et de perfection. Faire des courses était devenu unvéritable cauchemar. Jusqu'au jour où j'ai décidé de ne plus me poser vingt mille questions et de me satisfaire de mes trouvailles. Mes choix n'étaient plus les meilleurs ; ils étaient simplement bons pour moi et suffisants.

     

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    psycho bel_2010_septembreArticle de Psychologie Magazine Belgique - Septembre 2010

    Estime de soi, développement personnel, quête du bonheur, travail psychologique, réflexion philosophique, ne serions-nous pas en train de regarder notre nombril d'un peu trop près ? C'est une question que je me pose, en tant qu'homme mais aussi en tant que médecin et psychothérapeute. L'idée n'est pas de nous accuser d'égocentrisme mais plutôt de comprendre pourquoi les questions psychologiques et philosophiques prennent une place croissante dans nos sociétés. Une partie de l'explication me paraît résider dans la manière confortable dont nous vivons. En effet, le confort a un prix. Performance, surenchère, stress et surmenage. Vitesse, déracinement et disparition des repères. Perte de sens, manque d'espoir et dépression. Le mal-être est important. Le besoin de remèdes est criant. Cela signifie-t-il que les préoccupations d'ordre psychologique et philosophique sont l'apanage des sociétés nanties comme la nôtre ?

     

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Thierry Janssen

Médecin et psychothérapeute

Chirurgien devenu psychothérapeute spécialisé dans l’accompagnement des patients atteints de maladies physiques, Thierry Janssen est l’auteur de plusieurs livres consacrés à une approche globale de l’être humain, au développement de ce que l’on appelle la « médecine intégrative » et à une vision plus spirituelle de la société (www.thierryjanssen.com). Il enseigne au Centre universitaire SigmundFreud, à Paris (www.sfu-paris.fr) et il est le fondateur de l’École de la présence thérapeutique, à Bruxelles (www.edlpt.com).

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Ouvrages

Le Travail d’une vie (2001), Vivre en paix (2008), La Solution intérieure (2011), La maladie a-t-elle un sens? (2010), Le Défi positif (2011), Confidences d’un homme en quête de cohérence (2012), tous réédités chez Marabout ou Pocket.